L'autre enjeu pour les cabinets, c'est de structurer leur organisation autour de ces nouveaux outils. Si l'adoption individuelle est massive, seuls 25 % des cabinets déclarent aujourd'hui un usage généralisé à leur échelle.
Cela passe par la formation des équipes, la définition de règles claires sur les données et les outils autorisés, et une véritable politique de conduite du changement. L'IA ne remplace pas les collaborateurs ; elle leur permet de se concentrer sur les missions à plus forte valeur ajoutée : le conseil, l'analyse, l'accompagnement du dirigeant.
Parmi les cas d'usage encore sous-exploités, les agents IA spécialisés pourraient constituer la prochaine étape. Aujourd'hui, la profession comptable utilise déjà l'IA pour automatiser certaines tâches ou assister les collaborateurs au quotidien, mais ces assistants capables d'intervenir de façon plus autonome sur des sujets comptables, fiscaux ou de conformité restent encore peu déployés dans les cabinets français. Le sujet n'est donc plus seulement technologique : il devient surtout un enjeu d'adoption, d'intégration dans les outils métiers et de modèle économique.