Communauté

3 clés pour internationaliser son activité

Le 19 janvier 2022 par Maïlys Tokarski

Lyon serait-elle en phase de devenir la plaque tournante de l’entrepreneuriat européen ? La deuxième métropole de France en termes de startups affiche haut et fort ses ambitions en la matière. Forte de deux hubs entrepreneuriaux, French Tech in the Alps et French Tech One, la région Auvergne-Rhône-Alpes développe depuis quelques années de nombreux dispositifs d’aide à la création d’entreprise.

De part sa situation géographique privilégiée au centre de l’Europe occidentale, la collectivité s’est naturellement positionnée sur l’’internationalisation. Nous avons rencontré Joachim Bressat, chargé du développement des start-ups à l’international pour la CPME Auvergne Rhône-Alpes, qui nous a donné quelques clés pour exporter son activité à l’étranger.

1) Trouver le bon partenaire

Partir à l’étranger, c’est d’abord une affaire de... contacts. « Traditionnellement, chacun faisait son truc à sa sauce avec son réseau. Nous sommes là pour fédérer des solutions et rechercher des partenaires, sur les cinq continents, » introduit Joachim. Pour les mettre à disposition des entrepreneurs, la CPME Auvergne-Rhônes-Alpes crée en juin 2019 la plateforme digitale Take-Off, sorte de « LinkedIn des incubateurs internationaux ».

Financé à 100 % par la Région, ce dispositif rassemble trois catégories de partenaires : acteurs de l’écosystèmes de l’innovation (incubateurs, accélérateurs, communautés d’entrepreneurs...), institutionnels (Chambres de Commerce et d’Industrie, agences de développement gouvernementales) et privés (entreprises intervenant à un moment du processus d’internationalisation, spécialisées par exemple dans le juridique ou la traduction). Objectif : proposer une offre aussi large que possible aux start-ups.

« Take-off comptait 200 contributeurs en janvier 2021 ; nous sommes désormais plus de 600. L’accès est libre, gratuit et ouvert à tous : chacun peut se connecter et interpeller le partenaire proposant le programme qui lui convient. Les affinités feront le reste. »

2) Choisir son pays

Et en premier lieu, éviter de se précipiter outre-Atlantique. « Il faut se sortir de la tête que pour réussir, il faut aller aux États-Unis, prévient Joachim. Les EU coûtent très cher, et il vaut souvent mieux être le premier en Tchéquie que le dernier au CES de Las Vegas. Pensez produit avant marché ! » Le rêve américain a beau être très répandu, l’international est aussi une question d’opportunités : « lorsque ça marche quelque part, on tire un petit bout de ficelle et on déroule la pelote ».

Deuxième conseil avant de partir : avoir un capital bien structuré. « La structuration du capital est essentielle pour éviter les poids morts et pouvoir lever les fonds nécessaires le moment venu. La principale problématique des entrepreneur(e)s à l’étranger demeure l’argent ». Désormais présent sur quatre marchés européens, la France, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne, Qonto peut vous aider à accélérer votre croissance à l’étranger.

Les antécédents des chef(fe)s d’entreprise constituent souvent un atout : « S’ils ont eu une vie tournée vers l’international, il auront plus de facilités car ils ont déjà leur réseau et un état d’esprit entreprenant - contrairement à une majorité de start-ups qui tiennent à valider étape par étape le marché domestique avant de se lancer à l’international ».

3) S’appuyer sur les dispositifs existants

« Il existe de nombreuses initiatives d’aide à l’internationalisation supers, mais que personne ne connaît », regrette Joachim avant de nous les énumérer : Erasmus Entrepreneurs, qui facilite les échanges entre entrepreneur(e)s européen(ne)s (sans lien avec le programme estudiantin), EIC Accelerator et Fast Track to Innovation, des dispositifs collaboratifs pilotés par la Commission Européenne, les formules d’accompagnement de Business France...

D’autres programmes sont développés à l’échelle régionale, tels que Quatre moteurs pour l’Europe qui réunit l’Auvergne-Rhône-Alpes, le Bade-Wurtemberg, la Catalogne et la Lombardie pour encourager l’entraide et donner une dimension internationale aux projets des quatre territoires, notamment en facilitant les implantations. Si les entrepreneur(e)s des autres pays membres en profitent, les Français sont encore trop peu nombreux à les utiliser.

Dernière bonne nouvelle : en accroissant l’usage de la visio-conférence, le Covid-19 a effacé certaines distances physiques. De nombreux salons internationaux situés à l’autre bout du monde s’organisent désormais en ligne : l’occasion de repérer de nouveaux partenaires. Tout en gardant en tête que « si les outils digitaux permettent d’enclencher les choses, il vaut mieux ensuite se déplacer pour rencontrer les gens sur place. » Même en 2022, l’internationalisation passe toujours par l’immersion dans le pays d’arrivée.

Retrouvez toutes les activités de la CPME Auvergne-Rhône-Alpes sur son site internet : actualités du réseau, évènements, formations, webinaires... et bientôt des ateliers organisés par Qonto sur la création d'une entreprise en ligne, la rédaction des statuts et le dépôt du capital social.

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