1. Commencez toujours par la qualification TVA
Avant toute autre chose, vérifiez si le client est assujetti à la TVA. C’est le vrai critère d’entrée dans le périmètre de la réforme.
Un client qui n’entre pas dans le champ de la TVA n’a pas à être traité comme un dossier prioritaire au titre de la facturation électronique. À l’inverse, un client assujetti doit être analysé, même s’il n’est pas redevable. C’est ce premier filtre qui permettra d’éviter les erreurs de tri les plus fréquentes.
2. Faites de la distinction entre assujetti et redevable un réflexe
Un client qui ne collecte pas la TVA peut malgré tout être concerné. Les dossiers en franchise en base doivent donc être revus avec attention.
Dans de nombreux portefeuilles, ce sont précisément ces dossiers qui risquent d’être mal qualifiés. Or, les micro-entreprises, les indépendants ou certains auto-entrepreneurs ne doivent pas être exclus trop vite du périmètre.
3. Cartographiez les flux réels de vos clients
B2B domestique, B2C, entreprises françaises, entreprises étrangères, ventes de biens, opérations d’achats ? Ce sont les flux qui permettent d’identifier les obligations applicables en matière de facturation électronique et d’e-reporting.
Cette étape est indispensable, car un même client peut relever de plusieurs dispositifs selon la nature de ses opérations. Pour le cabinet, l’objectif n’est donc pas seulement d’identifier les entreprises concernées, mais de comprendre précisément à quel titre elles le sont.
4. Évaluez les outils déjà en place
Tous les clients n’utilisent pas un logiciel de facturation électronique adapté. Certains fonctionnent encore avec des outils simples de facturation en ligne, d’autres avec des processus peu structurés ou des habitudes de travail très manuelles.
Ce diagnostic est essentiel pour mesurer l’effort de mise en conformité à prévoir. Il permet aussi d’identifier les clients qui auront besoin d’un accompagnement plus opérationnel, soit pour faire évoluer leur outil actuel, soit pour repenser leur organisation.
5. Anticipez les sujets d’outillage, y compris le mandat
Une fois les clients concernés identifiés, le cabinet peut commencer à repérer ceux qui auront besoin d’un accompagnement sur le choix d’une plateforme facture électronique adaptée. Mais ce travail ne se limite pas au choix d’un outil.
Il faut aussi vérifier si le logiciel de facturation électronique utilisé par le client est compatible avec les futures obligations, clarifier l’organisation des flux entre le client et le cabinet, et anticiper les démarches associées à la mise en place de la solution retenue.
Parmi ces points, la question du mandat mérite une attention particulière. Selon l’organisation mise en place, il peut être nécessaire de formaliser qui agit pour le compte du client, dans quel cadre, et avec quel niveau d’habilitation. Mieux vaut traiter ce sujet en amont, plutôt que de découvrir au dernier moment qu’un point administratif ou contractuel bloque le déploiement.
Pour aider les clients à se préparer plus sereinement, le cabinet peut donc jouer un rôle central, non seulement dans la qualification des obligations, mais aussi dans l’anticipation des conditions pratiques de mise en conformité, du choix de la plateforme aux modalités de déploiement.
Qonto accompagne cette transition avec une solution pensée pour simplifier la facturation électronique et fluidifier la mise en place pour les entreprises comme pour leurs conseils. En savoir plus sur la PA Qonto
E-reporting, exigibilité, TVA sur les débits… Le lexique complet de la facture électronique regroupe 100 termes décryptés simplement, de l'annuaire aux Plateformes Agréées.