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Ces 3 freins à la création d’entreprise… qui n’en sont pas vraiment

Le 03 février 2021 par Soline Avrillas

Ça y est, vous avez la bonne idée, un business plan solide et vous êtes à deux doigts de vous lancer dans l’aventure entrepreneuriale. Seulement voilà, des appréhensions subsistent et vous retiennent encore de sauter le pas. 

Ces derniers doutes sont parfois le fait de phrases décourageantes entendues à la volée dans l’entourage, ou le fruit d’une peur instinctive de l’inconnu. Mais bien souvent, il suffit de quelques arguments raisonnés pour les contrecarrer. 

À suivre : les trois freins les plus classiques face à la création d’entreprise, et nos conseils pour les dépasser.

1. « Et si je me plante ? »

Vous avez probablement vu passer ces chiffres dans la presse récemment : malgré la crise et les conditions inédites de ces derniers mois, les Français n’ont jamais été aussi nombreux à entreprendre. 850 000 entreprises ont été créées en 2020 selon l’Insee, ce qui représente une augmentation de + 4 % par rapport à 2019. 

Bien évidemment, plusieurs réalités se cachent derrière ces données (certains secteurs ont moins le vent en poupe que d’autres, par exemple). Il n’en reste pas moins qu’il y a bien de quoi être enthousiaste. Petit à petit, la vision de l’entrepreneuriat évolue dans notre pays : il est de plus en plus encouragé, facilité, et ce au plus haut niveau de l’État. Pour ne citer qu’un exemple, déjà en 2013, François Hollande prononçait la phrase suivante :

« Notre premier devoir, c’est de stimuler l’esprit d’entreprise, l’initiative dans tous les domaines. »

Ce qui change fondamentalement et pour le meilleur, c’est la perception d'un « échec » suite à une création d’entreprise. Celui-ci n‘est plus systématiquement stigmatisé sur le marché du travail. Au contraire, savoir rebondir face aux déconvenues est vu comme une force.

Au quotidien, quelle que soit votre activité, vous rencontrerez des problèmes. Il est possible qu’un de vos produits fasse un flop dès son lancement ou qu’un partenaire essentiel se désengage. Ce sera votre façon d’appréhender les choses qui fera la différence. Votre capacité à en tirer les meilleurs enseignements possibles, voilà ce que vous pourrez toujours mettre en avant si vous devez chercher un emploi salarié dans le futur.

Alors, quelle que soit votre situation actuelle (que vous soyez salarié en poste, étudiant ou demandeur d’emploi), vous devez vous poser des questions beaucoup plus pragmatiques pour avancer. 

« Suis-je en capacité et d’accord avec le fait de toucher un revenu incertain pendant un temps ? » 

« Quelles sont mes ressources à court-terme et à moyen-terme ? » 

« Qui sont les personnes clés dont je souhaite m’entourer ? »

Et bien sûr, soyez optimiste, ayez confiance en vous ; partez du principe que vous avez tout pour réussir.

2. « Les démarches administratives sont trop compliquées »

En réalité, elles ne sont pas si rébarbatives que ça, et certainement pas assez pour vous empêcher à elles seules d’aller au bout de votre projet. Cela dit, toujours selon l’Insee, être accompagné sur la gestion dès la création de l’entreprise, accroît les chances de pérennité de celle-ci de 70 % après cinq ans d’existence

Pour aborder les choses sereinement donc, misez sur un accompagnement à chaque étape. Il y a quelques jours, nous faisions justement le point sur ces différentes étapes, avec notre partenaire Legalstart. 👉 Pour voir ou revoir le webinar dédié à la création d'entreprise, c'est par ici.

Dans les grandes lignes, une fois les questions de financement réglées, vous devrez passer par deux étapes clés :

Choisir votre statut juridique

Pour faire simple, là encore deux options s’offrent à vous. 

  • Vous souhaitez exercer votre activité seul et ne comptez pas embaucher de salariés ? Optez pour l’entreprise individuelle (EI). Vous aurez le choix entre les régimes de la micro-entreprise et de l’entreprise individuelle à responsabilité limitée (EIRL).
  • Vous avez pour ambition de créer des emplois ? Vous devrez donc partir sur l’une des différentes formes de sociétés (SARL, SASU, SCI…). 

Ce qu’il faut bien garder en tête c’est que le nombre d’associés, les régimes social et fiscal, l’apport en capital et le degré de responsabilité vis-à-vis de l’entreprise (la séparation du patrimoine personnel et professionnel), ne seront pas les mêmes selon le statut juridique que vous aurez choisi.

Nous avons créé une page dédiée aux statuts juridiques et à la création d’entreprise pour vous aider à vous y retrouver. Et encore une fois, des structures spécialisées peuvent vous guider pas à pas le moment venu.

Ouvrir un compte et déposer votre capital social

Si l’ouverture d’un compte dédié à votre nouvelle activité professionnelle est un pré-requis dans tous les cas, le montant du capital que vous devez déposer varie en fonction de votre statut. Bonne nouvelle, là encore nous avons un article dédié au dépôt de capital social. 😌

Vous voilà en partie rassuré : vous appréhendez mieux l’éventualité d’un « échec » et les démarches administratives vous paraissent tout à fait abordables. Mais une petite voix pessimiste continue de raisonner...

3. « Je ne maîtrise pas le côté commercial »

C’est plutôt ce qui se passe juste après qui vous inquiète ? Sur le papier, votre étude de marché tient la route, mais partir à la rencontre de vos clients potentiels, les attirer, c’est une autre paire de manches ?

Pas de panique, pour commencer, vous pouvez mettre en place des actions de communication très simples mais efficaces.

Miser sur votre réseau

Cela peut paraître évident, mais partagez la nouvelle avec ceux qui vous entourent. Vos proches bien sûr, qui se chargeront d’actionner le bouche à oreille, et également vos contacts, sur les réseaux sociaux. Mettez à jour votre profil LinkedIn, rejoignez des groupes dédiés à votre activité… Vous trouverez pléthores de conseils avisés sur le sujet en faisant une simple recherche sur Internet.

Vous rendre visible en ligne

Pour que vos futurs clients vous trouvent facilement, quelques indispensables s’imposent :

  • Créez votre fiche Google My Business.
  • Positionnez-vous sur les annuaires en ligne. Les Pages Jaunes sont une valeur sûre, mais pensez également à tous les annuaires spécialisés, correspondant à votre secteur d'activité.

Pas nécessairement. Encore une fois, cela dépend de votre profession. Mais si vous souhaitez créer votre propre plateforme, une simple page contact, sachez qu’aujourd’hui il existe des outils à la portée du plus grand nombre (wix.com pour n’en citer qu’un). Dans tous les cas, ne négligez pas le référencement SEO, c’est-à-dire les bonnes pratiques et outils vous permettant de vous positionner efficacement, par rapport aux mots-clés utilisés par vos prospects. 

Et pourquoi ne pas contacter la presse locale ?

Quoi qu’il en soit, partez à la rencontre de vos clients et de vos prescripteurs (les personnes à même de vous recommander). 

Trouvez les coordonnées de vos prospects (là encore, votre moteur de recherche Internet est votre meilleur ami), préparez des e-mails personnalisés, authentiques, dans lesquels vous expliquez clairement en quoi votre service ou votre produit répond au besoin de vos interlocuteurs… Et appelez du monde ; pourquoi pas la rédaction des magazines et journaux locaux, simplement pour raconter votre histoire, par exemple ?

Vous trouverez toujours des raisons de remettre en cause votre projet de création d’entreprise. La clé pour prendre votre décision sereinement, c’est de vous poser des questions concrètes, tout en restant enthousiaste. 

Plutôt que de penser « Et si je me plante ? » demandez-vous « Comment je souhaite affronter les problèmes ? Quelles sont mes forces pour rebondir ? ». 

Au lieu de vous laisser intimider par la partie gestion administrative que vous ne maîtrisez pas encore, informez-vous, allez voir du côté des structures à même de vous accompagner. 

Et enfin, ne remettez pas en cause votre capacité à attirer vos clients avant même d’avoir essayé.

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